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Un rapport sur la société de l’information à travers le monde 24 mai, 2007

Posté par Alain Didier Ndalla dans : Actualités , trackback

Communiqué de presse APC
Un nouveau rapport fait le point sur la volonté politique de faire de la révolution de l’information une réalité pour tous.

Un nouveau rapport de surveillance qui suit de près les promesses que font les gouvernements et les Nations Unies pour veiller à ce que la technologie de l’information soit utilisée au profit de millions de personnes sera lancé à Genève le 22 mai.
Les fruits de la révolution de la technologie de l’information ne sont pas répartis également entre les pays et au sein des sociétés. En République démocratique du Congo, on estime que pas plus de 2,5 % de la population possède un téléphone, alors qu’au Nigeria voisin, le marché de la TI est un de ceux qui connaît la plus forte croissance en Afrique. En Inde, une industrie de la technologie florissante n’a pas réussi à amener le téléphone ou l’internet à de vastes régions rurales.

Le fossé n’est pas seulement « numérique »

Les causes de ces inégalités sont complexes, mais selon les rédacteurs du rapport l’Association pour le progrès des communications et l’Institut du tiers monde «l’expérience montre que rien ne bouge si la population ne demande pas activement des changements auprès des gouvernements. Il faut une surveillance de la société mondiale de l’information pour que les gouvernements et les organisations internationales soient tenues responsables ».

Lancement du premier rapport de surveillance sur la société mondiale de l’information

Le rapport Global Information Society Watch 2007 – le premier d’une série de rapports annuels – fait un état des lieux de la politique sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) aux niveaux local et mondial et examine en particulier la façon dont la politique influe sur la vie des gens dans les pays en développement. Le rapport présente des études sur la situation de la politique des TIC dans vingt deux pays de quatre régions : l’Afrique (République démocratique du Congo, Égypte, Éthiopie, Kenya, Nigeria, Afrique du Sud et Ouganda) ; l’Asie (Bangladesh, Inde, Pakistan et les Philippines) ; l’Amérique latine (Argentine, Brésil, Colombie, Équateur, Mexique et Pérou) et l’Europe de l’Est (Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie et Roumanie), plus un rapport d’un pays de l’Europe de l’Ouest (Espagne).
Le rapport conclut qu’en ce qui concerne les TIC pour le développement, on constate des similitudes marquées entre les pays. À l’exclusion de l’Espagne, les vingt-et-un autres pays affichent des signes évidents de « fracture numérique » avec les répercussions négatives que cela implique sur la majorité de la population. Selon les auteurs brésiliens de RITS, l’absence au Brésil d’un cadre d’action axé sur les gens risque de condamner la grande majorité de la population à une marginalisation éternelle.
Le rapport contient également des essais analytiques provocateurs sur cinq institutions internationales (dont l’UIT, l’ICANN et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) qui mettent en doute le rôle qu’elles jouent pour permettre à toutes les parties prenantes de participer à leurs processus. Une section porte sur la façon de mesurer les progrès.
« Ce rapport représente un effort important à un moment critique, » déclare Markus Kummer, coordonnateur exécutif du Secrétariat du Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI). « Il est primordial de savoir dans quelle mesure les personnes touchées peuvent s’exprimer dans les organes de décision. La participation de toutes les parties prenantes aux processus de formulation des politiques est un élément fondamental de la bonne gouvernance mondiale. En ce sens, le rapport contribuera utilement aux travaux du FGI sur un programme de développement pour la gouvernance de l’internet et à la nouvelle orientation axée sur le renforcement des capacités pour toutes les parties prenantes. De plus, alors que l’on accorde énormément d’attention aux moyens de surmonter les inégalités en matière d’accès à l’information, il est important de veiller à ce que les gens qui ont besoin de cet accès bénéficient réellement de ces efforts. »
« On manque de données qui portent sur l’inclusion et l’exclusion dans les politiques de TIC. Le Global Information Society Watch représente une tentative sérieuse de combler cette lacune », dit Rikke Frank Jørgensen, première conseillère de l’Institut danois pour les droits humains.

Relier les pointillés pour dresser le tableau des politiques de TIC

Alice Wanjira Gitau fait partie de KICTANet, une coalition citoyenne qui travaille avec le gouvernement kenyan pour faire en sorte que la première politique nationale du Kenya sur les TIC prenne en compte les questions d’accès universel et des droits des consommateurs. Elle fait remarquer que plutôt que de publier des statistiques, ce nouveau rapport donne la possibilité de faire connaître des exemples de l’évolution des politiques, ce qui devrait réduire le risque de suivre les mauvaises avenues ». « Alors que les organisations internationales et les instituts de recherche sortent régulièrement des rapports remplis de données sur la diffusion des TIC et présentent des évaluations générales de tendances, ils ne consacrent généralement que peu d’attention à ce que cela signifie pour l’intérêt public mondial. Global Information Society Watch [...] fait le lien entre les tendances nationales et mondiales et donne au lecteur une vue d’ensemble qui permet de comprendre notre orientation et les risques et les possibilités que cela représente », explique William J. Drake, directeur du projet « Révolution de l’information et gouvernance mondiale », Institut universitaire de hautes études internationales (Suisse).

Il est essential que les citoyens participent davantage au processus décisionnel

« L’amélioration de l’accès aux TIC ne réduira pas la pauvreté », déclarent APC et ITeM dans l’introduction du rapport 2007. « Mais le manque d’accès aux TIC risque fort d’aggraver l’exclusion sociale et de créer de nouvelles formes d’exclusion. Dans ce contexte, nous croyons qu’il est essentiel que les réseaux de la société civile participent aux processus d’élaboration des politiques de TIC et restent vigilants aux niveaux mondial, régional et national ».

Obtenir le rapport

Télécharger ou lire en ligne à : http://www.GlobalISWatch.org Au sujet des rédacteurs Pour compiler cette publication, APC et ITeM ont mis à profit leur intérêt de longue date pour l’incidence de la société civile sur les processus de gouvernance et leurs efforts pour renforcer la participation du public aux forums nationaux et internationaux.

Le réseau APC participe aux processus d’élaboration des politiques de TIC aux niveaux mondial, régional et national depuis 2000 en mettant l’accent sur les droits humains et l’inclusion sociale dans la société de l’information et sur la promotion de « l’inclusion numérique ». Association pour les progrès des communications (APC) : http://www.apc.org.

ITeM est un organisme actif dans la recherche et la promotion de l’utilisation des TIC pour renforcer la participation des citoyens aux processus décisionnels. Il organise des initiatives internationales de plaidoyer de la société civile comme « Social Watch », qui surveille les politiques sur le développement social et le genre, et « IFIwatchnet », qui surveille les activités des institutions financières internationales. Third World Institute (connu sous son acronyme espagnol, ITeM) : http://www.item.org.uy.
Contact et plus d’informations

Pablo Accuosto
Third World Institute Paullier 977
Montevideo 11200 URUGUAY
Tél. : + 598 2 412 4224 ext. 110
Courriel : [e-mail]
Karen Banks
Association pour le progrès des communications c/o GreenNet, Development House 56-64 Leonard Street
Londres EC2A 4JX UK
Tél. : +44 (0) 20 7065 0935
Courriel : [e-mail]

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