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L’improvisation dans les outils de gouvernance électronique a contribué aux dérapages du processus électoral 2 juillet, 2007

Posté par Alain Didier Ndalla dans : Actualités , trackback

 

 

 

 

Dans l’éditorial des Dépêches de Brazzaville du jeudi du 28 juin 2007, on lit que « Les dérapages constatés lors de la préparation et du déroulement du scrutin du 24 juin étaient prévisibles, mais assurément pas inévitables. Ce n’est donc pas une fatalité. Regardons de près les erreurs commises et cherchons à comprendre leur origine. » De mon point de vue, les dérapages sont à imputer dans l’improvisation des outils de gouvernance électronique. La Direction Générale des Affaires Electorales (DGAE), d’une part, doit gérer et assumer l’application de la loi électorale et, d’autre part, doit rendre ce service public conformément aux directives gouvernementales. Malheureusement, l’ambition d’améliorer l’ensemble des processus internes et externes, ainsi que des mécanismes et des systèmes de gestion électorale ont souffert d’une absence de gestion rationnelle de projet. Il faut rappeler que 80 % de ses activités consistent à collecter, traiter, stocker et réacheminer l’information (listes et cartes électorales). Son Ministère de tutelle, n’a pas investi à temps (au moins deux ans) dans un système Intranet/Internet (réseau d’ordinateurs et de logiciels collaboratifs). Ce qui aurait permis de faire la fusion des processus critiques et le développement des applications longtemps à l’avance. Tout le monde a vu, que c’est au cours de cette année que la réfection des locaux de la DGAE s’est achevée. Quand à la CONEL, elle a été mise en place au mois de mai sans être dotée d’un système d’information, qui aurait permis l’interconnexion avec la DGAE, pour une meilleure réactivité et traçabilité. Enfin, aucun site web n’a été déployé, qui aurait permis un accès interactif à l’information électorale.
En RDC, la Commission Electorale Indépendante avait misé très tôt pour des préparatifs de
recensement des électeurs, basés sur des solutions matérielles et immatérielles performantes : Environ 9000 ordinateurs portables munis chacun de caméra, de périphériques biométriques, de panneaux solaires et des logiciels, qui avaient permis de délivrer des cartes d’électeurs avec photographie du titulaire séance tenante (environ 9000 centres de recensement pour 28 millions d’électeurs pour 40000 bureaux de votes). Plusieurs ordinateurs serveurs et environ 45000 personnes ressources étaient mobilisés, avec à la clé la création d’un site web www.cei-rdc.cd. Avec cette expérience acquise par cette institution, pourquoi le MATD ne s’est pas inspirée de ces bonnes pratiques disponibles à quelques kilomètres d’ici ?

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