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On y verrait des similitudes au marché du mobile congolais 11 juillet, 2007

Posté par Alain Didier Ndalla dans : Mobile , trackback

L’UFC-Que choisir dresse un sombre bilan de la concurrence dans les mobiles
L’association de défense des consommateurs estime que le marché de la téléphonie mobile est depuis longtemps sclérosé à cause des trois opérateurs dominants. Elle attend une action des pouvoirs publics. Arnaud Devillard , 01net., le 10/07/2007 à 19h05

En mars dernier, l’Association française des opérateurs mobiles (Afom) publiait un Observatoire économique de la téléphonie mobile. Ce rapport, aux allures de satisfecit général, a fait tiquer l’UFC-Que choisir. Elle a d’ailleurs décidé de livrer sa propre vision du marché ce mardi 10 juillet. « Notre analyse de l’état de la concurrence consiste à combattre quelques mythes », a commenté le président de l’UFC-Que choisir, Alain Bazot.
Parmi eux, celui d’une « dynamique » du marché qui serait « ininterrompue depuis quinze ans » , selon l’Afom. L’association de consommateurs pointe du doigt une sclérose du fait de l’entente, reconnue par la justice, entre Orange, SFR et Bouygues Telecom. « La France a le taux de pénétration [pourcentage de la population qui utilise un téléphone mobile, NDLR] le plus bas de toute l’Europe. Même constat quand on le compare à celui de pays où la population a un taux de solvabilité plus faible que dans l’Hexagone », explique Julien Dourgnon, directeur des études de l’association.

Le marché français des SMS serait également l’un des « moins bons en terme d’intensité d’usage » avec environ vingt-cinq messages envoyés par client et par mois en 2006, contre quarante-cinq à cinquante-cinq au Royaume-Uni par exemple. La faute en revient au prix unitaire du SMS, inchangé depuis… 1999 ! « La baisse du prix de gros imposée par l’Arcep aurait dû ramener le coût du SMS entre six et dix centimes hors taxes s’il y avait eu une répercussion normale. »

Le forfait, une « prison » pour le consommateur
Quand l’Afom se félicite de l’arrivée des opérateurs virtuels (MVNO), qui dynamiserait la concurrence, l’UFC-Que choisir rétorque que la douzaine de nouveaux acteurs, qui loue les réseaux des trois acteurs principaux, ne représente aujourd’hui que 2,8 % du marché. « On peut imaginer le pouvoir qu’ils ont pour négocier leurs prix de gros », ironise Edouard Barreiro, chargé des nouvelles technologies à l’association.
Pour l’UFC-Que choisir, la vraie déconcentration passe par une quatrième licence 3G – les dossiers de candidature seront déposés bientôt -, qui ferait entrer sur le marché un nouveau grand opérateur. Elle dénonce également le « mythe » du forfait comme formule commerciale privilégiée par les consommateurs. « Ce qui était une innovation commerciale au départ est devenu une véritable prison, continue Edouard Barreiro. Les offres prépayées sont aujourd’hui très chères, avec des durées de validité faibles. » Le forfait deviendrait un choix par défaut, farci de pièges. A l’image de l’engagement sur vingt-quatre mois qui lie le consommateur et encourage sa passivité. Pendant deux ans, ce dernier sait qu’il ne peut pas changer d’opérateur. Du coup, il ne surveille plus les offres concurrentes. Il « désapprend l’utilisation du marché » . Pression sur les pouvoirs publicsAutres cibles de l’association : la 3G, que les opérateurs ne développent pas assez, préférant se concentrer sur leurs réseaux GSM déjà amortis et donc plus rentables ; les tarifs de terminaison d’appels mobiles (ce que facturent les opérateurs pour recevoir une communication sur leurs réseaux) trop élevés. « Au départ, explique Julien Dourgnon, la terminaison d’appel servait à subventionner le marché du mobile, qui avait encore peu d’utilisateurs.

Maintenant, il n’y en a plus besoin, elle doit être neutre, c’est-à-dire d’un centime. » Il y a quelques jours, le gendarme des télécoms, l’Arcep, par la voix de son président Paul Champsaur, jugeait aussi ces coûts trop élevés. L’état des lieux que dresse l’UFC-Que choisir est justement une manière d’interpeller l’Arcep et les pouvoirs publics. « On peut penser que l’UFC fait preuve d’acharnement, reconnaît Alain Bazot, mais en fait, ce rapport est signe d’un demi-échec pour nous : malgré la condamnation des opérateurs, les effets de l’entente ne sont pas supprimés, la concurrence est toujours largement imparfaite. » L’affaire des appels mobiles passés à l’étranger (le roaming, ou itinérance) en est une autre preuve selon l’association. Alors que la baisse des tarifs est imposée par l’Union européenne depuis le 29 juin, elle ne se fera pas avant la fin du mois d’août. L’UFC-Que choisir s’alarme du fait que les consommateurs ne puissent en profiter dès cet été et dénonce le comportement des opérateurs, qui jouent la montre et brouillent les cartes avec des formules commerciales spéciales, sans rapport avec la décision européenne. Selon le quotidien Les Echos, l’association a écrit à ce sujet à l’Arcep pour lui demander d’enquêter.

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